SEO et Web 2.0, des stratégies à penser globalement

01 mai. 2010 | Posté par Julia Kowalczyk

Il n’est plus à démontrer que le web 2.0 n’est pas un simple effet de mode. Aux US, Facebook est passé devant Google (cf graphique), et en Europe la tendance suit la même courbe (93% de comptes en plus en France selon Facebook, Mars 2010 et 50% des membres qui se connectent tous les jours).

Le web 2.0 n’est donc pas un nouvel outil isolé qui vient s’ajouter à l’artillerie du marketeur. C’est une véritable évolution qui amène de nouveaux comportements sur le web, et participe fortement à construire la continuité entre le monde on-line et le monde off-line.

De plus, le web 2.0 est souvent décrit comme une part obscure du web pour les moteurs de recherche : contenu difficilement indexable de par les technologies utilisées (Ajax), actualisation en temps réel, aspect privé des réseaux sociaux…

Ainsi, aujourd’hui, un acteur du tourisme, dans sa stratégie on-line doit assurer sa visibilité dans les moteurs de recherche (SEO) et au niveau web 2.0 (SMO).

Certains gouroux du web annoncent même la fin du « search » comme nous l’avons connu (basé sur des algorithmes puissant) pour un web davantage basé sur des recommandations.

Ainsi, pour comprendre l’évolution qui est en train de s’opérer sur le web, il me paraît intéressant de comparer ces deux figures dominantes : Google et Facebook.

Cela nous permettra, en tant que webmarketeur d’optimiser les synergies entre SEO et SMO, deux stratégies qui ont comme point commun majeur de s’inscrire dans le long terme.

Google vs Facebook : 2 paradigmes du web

Google Facebook
Philosophie Organiser l’information mondiale dans le but de la rendre accessible et utile à tous. Rendre le web plus humain.
Indexation de l’information Robots qui parcourent et scannent le web. Posté par les utilisateurs.
Accès  à l’information Algorithmes puissants qui déterminent l’ordre des résultats pour une requête. Recommandation par son réseau.
Visiteurs Anonyme
Analytique (localisation de l’ordinateur, matériel…)  + comportementales (activité, historique de recherche…)
Identité réelle
Informations explicites (fournit par l’utilisateur) + comportementales
Point de départ La page de résultats. Le mur.
Contenu et services Accessible au plus grand nombre. Privé (sauf quelques pages) + notion d’amis à double sens.
API Plus de 60. Facebook Connect, Open Stream, Like Button.

De ce tableau, on pourrait rapidement résumer le paradigme Google comme ouvert et confiant dans la technologie, mais un peu « has been » car écarté de tout ce qui se passe dans la sphère sociale. Quant au paradigme Facebook, il s’appuie beaucoup plus sur l’être humain et le pouvoir du réseau.

Évolutions actuelles:

Cependant, tout en conservant leurs spécificités, on constate que ces derniers mois Google a beaucoup progressé vis-à-vis du web 2.0 et que Facebook s’est de plus en plus ouvert sur le web.

En effet, Google gère de mieux en mieux l’intégration du contenu crée par les internautes (UGC) et le temps réel dans ses résultats de recherche et propose des résultats de plus en plus personnalisés et personnalisables.

Quant à Facebook, il s’ouvre de plus en plus sur le web. Ainsi, le réseau reste privé, mais s’enrichit de ce qui se passe sur la toile grâce à des outils mis gratuitement à la disposition des webmasters tels Facebook Connect, Open Stream, Like Button…. On peut donc bel et bien considérer qu’une nouvelle forme d’indexation à commencé.

Comment tirer parti de web polarisé ?

Comme toujours : penser global et agir local !

En effet, les internautes ont des comportements différents selon le contexte (search ou web 2.0). Il faudra donc adapter sa stratégie.

D’un côté, il faudra faciliter l’interactivité et le partage. Les internautes vont découvrir de nouveaux contenus (ex : vos produits) via des amis, des followers des bloggeurs, des inconnus ayant des centres d’intérêts communs… Il faut donc veiller à favoriser ces mécanismes d’échange de recommandation.

De l’autre, la stratégie SEO consistera à créer du contenu toujours plus pertinent, plus ciblé, plus contextualisé, plus actualisé… pour remonter sur les bonnes premières places dans les moteurs, c’est-à-dire celles qui apportent un trafic qualifié.

On se rend donc compte que ces stratégies vont être extrêmement complémentaires en terme de création et gestion de contenu. Le web 2.0 est une source inépuisable et toujours plus qualifiée de contenu (UGC) et de création de liens entre ces contenus.

Quant au contenu, plus il sera pertinent, plus il sera relié par des liens qualifiés, et meilleures seront les retombées sur notre référencement naturel. Ceci assure donc une source constante de nouveaux internautes via le search. Ces internautes, s’ils sont bien ciblés seront potentiellement intéressés pour interagir avec nos produits ou notre marque. On voit donc comment un cercle vertueux peut se créer entre le renouvellement du contenu et l’apport de visites.

Ainsi, pour bâtir ce cercle vertueux, il ne faut plus uniquement penser le trafic manager comme un référenceur ou un links builder, ni même considérer le community manager comme un simple animateur, mais bel et bien synchroniser les objectifs de ces deux fonctions.

Penser le SEO et le web 2.0 dans une stratégie commune est donc un moyen pour optimiser sa présence et percer dans un univers on-line toujours plus complexe et plus compétitif.

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