Compte Twitter, boutons Facebook… il y a bien plus pour faire du social !

18 nov. 2011 | Posté par Julia Kowalczyk

Dans l’industrie du voyage, on trouve de moins en moins d’entreprises qui ont un site web sans avoir une stratégie web… mais à côté de cela ça ne choque personne d’implémenter des boutons de partage et d’ouvrir des pages Facebook sans avoir de stratégie social media.

Cela fonctionne pour l’instant car la concurrence n’est pas encore trop rude. Mais les acteurs qui placeront les intérêts de l’internaute au cœur de leurs préoccupations prendront une longueur d’avance à coup sûr. Voici donc quelques pistes de réflexions sur les orientations possibles de vos stratégies social media.

 

Créer du contenu

La création de contenu est la voie choisie par la majorité des acteurs. Initiée sur les blogs d’entreprise (ex: Atrapalo, Vinivi…), aujourd’hui cette stratégie s’est étendue à toutes les plateformes sociales. C’est de prime abord la plus simple, elle consiste à créer quelque chose dont les gens vont parler (cf la théorie du social object de Hugh MacLeod).

Cependant on remarque que le contenu  créé est souvent de faible qualité, issue d’une stratégie à court terme, et son succès repose beaucoup sur l’incentive: jeux concours sur Facebook, promotions sur Twitter, vidéos à vocation virale sur YouTube…

Cette stratégie est intéressante pour se construire une communauté de base, mais sur du long terme, pour fidéliser une audience, une expertise éditoriale est requise. Tout comme dans le SEO, la qualité (et le ciblage) va prendre le pas sur la quantité.

Toutes les entreprises ne peuvent cependant pas se permettre les services d’une équipe éditoriale et/ou  préfèrent ne pas opter pour ce choix vis-à-vis de leur positionnement et de leur cœur de métier.

 

Faciliter la vie sociale du voyageur

La technologie peut être une alternative à la création de contenu.

En effet, qui dit média sociaux, dit souvent technologie, temps réel, géolocalisation, mobile…  Et à l’heure actuelle l’utilisateur, surtout s’il est en déplacement, est face à une multitude de problématiques.

Deux enjeux se présentent donc aux entreprises du tourisme qui souhaitent attaquer le social par la technologie : trouver des solutions innovantes qui répondent aux besoins sociaux des voyageurs et faire en sorte que leurs solutions s’intègrent dans l’écosystème actuel du voyageur (le secteur est déjà assez fragmenté, pas la peine d’inventer une nouvelle communauté, un nouveau format…, il faut mieux essayer de composer avec ce qui existe).

Voici quelques exemples de solutions intéressantes :

Le travel version social commerce : le cas de petits voyages entre amis de la SNCF

Cette application est intéressante car elle s’intègre dans un environnement existant (Facebook) et répond au besoin du voyageur de pouvoir planifier un voyage à plusieurs (aucun outil de taille critique ne permet cela actuellement).

Au niveau business c’est une bonne opportunité pour voyages SNCF de générer des réservations et des clients satisfaits de leur expérience de planification.

Note : ce modèle pourrait proliférer rapidement via des partenariats quand on connait le nombre de TripPlanners créés dans l’hexagone récemment, et qui bien qu’ils soient excellents peinent à trouver leur business modèle.

 

Informer ses amis des étapes de son voyage, même sans connexion : le cas de MySkyStatus de Lufthansa

Cette application poste simplement de manière automatique les mises à jour d’un vol (porte d’embarquement, altitude, heure d’arrivée…) sur les réseaux sociaux d’un voyageur (Facebook ou Twitter). Elle est intéressante car elle prend en compte l’une des contraintes récurrente du voyageur: le temps offline forcé durant le déplacement.

Elle allie donc le fun et l’utile pour les voyageurs hyper connectés, et offre une bonne occasion de branding pour Lufthansa.

Choisir son compagnon de voyage: le service « meet and seat » de KLM

Avec ce service basé sur les réseaux sociaux du voyageur, KLM veut favoriser les rencontres. En effet, il permet aux voyageurs de choisir ses voisins de siège en se basant sur leurs profils Facebook ou LinkedIn au moment de l’enregistrement en ligne.

A noter que type de service existait avant le boom des média sociaux (AirTroductions). A voir donc si l’utilisation de Facebook et LinkedIn fera décoller la demande.

 

Faciliter l’interopérabilité : le cas de l’API de TripIt

Bien que moins visible pour le voyageur, cette stratégie en quelque sorte cousine des marques blanche, permet à un acteur  de se rendre indispensable dans l’écosystème de l’industrie du voyage.

En effet, en mettant à disposition toutes les informations  que TripIt est capable de collecter sur l’itinéraire de voyage d’une personne (vol, hôtel, rendez-vous, informations personnelles… un super PNR en faite), TripIt a permis la création d’une multitude de petites applications (330 apps à l’heure actuelle) qui font le bonheur des utilisateurs et qui boostent la demande.

Plusieurs de ces applications permettent de lier le super PNR à la vie social du voyageur tels:

  • Planety pour connaitre ses compagnons de voyage;
  • Tripline pour partager des photos géolocalisées;
  • Memolane pour sauvegarder sa « social timeline » durant votre voyage;
  • FlexTrip pour partager ses plans de voyages et recevoir des réductions;
  • News360 pour recevoir des news local selon les étapes de son voyage;
  • et il y en reste plus de 255 autres…

 

J’espère que ces quelques explications vous auront donné de l’inspiration pour vos stratégies sociales. Si vous avez d’autres exemples à partager, n’hésitez pas !

4 commentaires sur “Compte Twitter, boutons Facebook… il y a bien plus pour faire du social !”

  • [...] Compte Twitter, boutons Facebook… il y a bien plus pour faire du social ! [...]

  • Cyril dit :

    Bonjour Julia,

    Avec la poussée des connexions Internet wi-fi dans les avions, il se peut que les applications du type de MySkyStatus de Lufthansa soient rendues obsolètes.

    Il faudra peut-être plutôt chercher à l’occuper lorsqu’il est en ligne. Ou par exemple que son téléphone devienne la télécommande de son écran, lui permettant de naviguer dans les menus ou mieux encore jouer directement aux jeux sur l’écran du siège.

    Bonne journée

  • Julia dit :

    Salut Cyril,

    Excellente idée ! Et « one step ahead » en plus.

    C’est sûr que quand les problèmes de connectivité seront résolus il faudra ce concentrer encore d’avantage sur l’expérience de ses clients. Si il aime son expérience de voyage il est fort probable qu’il la partagera via ses réseaux vue qu’il pourra s’y connecter facilement(et inversement si son voyage lui semble long ou que le service à bord est mauvais).

  • Claire dit :

    Bonjour Julia

    C’est en effet en rendant un service aux voyageurs pour mieux intéragir avec leur communauté existante qu’on peut les toucher.

    Aussi, j’ai parfois l’impression que le social prend le pas sur tout (le fameux SoLoMo). Je pense surtout que les voyageurs ont envie de partager via une marque quand celle-ci leur rend déjà un vrai service.

    Si on prend tripit, par exemple : on n’utilise pas tripit pour partager son voyage, mais d’abord pour organiser ses informations de voyage. Ensuite, quand on est satisfait, on se dit : pourquoi pas partager.

    Je crois que beaucoup de marques prennent le problème à l’envers. Qu’en penses-tu ? (ceci dit : la critique est facile, mais l’art est difficile)

    Claire

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